Ventilation par insufflation : le logement en surpression
Une ventilation par insufflation fonctionne à l'inverse d'une VMC : elle insuffle de l'air neuf filtré et crée une surpression qui chasse l'air intérieur par les défauts d'étanchéité.
- De l'air neuf filtré entre dans le logement
- La surpression chasse l'air par les défauts
- La filtration présente un intérêt en environnement chargé
- L'air sortant emprunte des chemins non maîtrisés
Mettre le logement en surpression
Une ventilation par insufflation fonctionne à l'inverse d'une VMC classique : au lieu d'extraire l'air vicié, elle insuffle de l'air neuf filtré dans le logement. La surpression ainsi créée chasse l'air intérieur par les défauts d'étanchéité et les sorties existantes.
Cette logique a des conséquences précises. L'air neuf est filtré avant d'entrer, ce qui présente un intérêt en environnement chargé. Mais l'air sortant emprunte les chemins disponibles, sans qu'on maîtrise lesquels — ce qui pose question dans un logement humide.
- L'insufflation : de l'air neuf filtré entre dans le logement.
- La surpression : elle chasse l'air intérieur par les défauts.
- La filtration : un intérêt en environnement chargé.
- La limite : l'air sortant emprunte des chemins non maîtrisés.
Six différences avec une VMC
Elles portent sur le sens de circulation et sur ses conséquences.
| Point | Insufflation / VMC classique |
|---|---|
| Sens de l'air | Surpression contre dépression |
| Air neuf | Filtré à l'entrée contre non filtré |
| Air sortant | Par les défauts contre par des bouches dédiées |
| Pièces humides | Non extraites directement contre extraction ciblée |
| Réseau | Souvent réduit contre réseau complet |
| Humidité | Chassée vers les parois contre évacuée par les bouches |
Dans un logement humide, la surpression pousse l'air chargé d'humidité vers les parois et les points froids. C'est le point à examiner avant de retenir cette solution.
Quatre étapes
Elle vérifie que la configuration s'y prête.
État des lieux
Humidité, étanchéité et sorties existantes.
Faisabilité
Selon les points d'évacuation disponibles.
Comparaison
Avec une VMC classique sur la même configuration.
Installation
Selon la solution retenue et les réglages associés.
Six sujets sur ce système
Ils déterminent si la solution convient au logement.
L'humidité
Voir humidité du logement.
Les pièces humides
Elles ne sont pas extraites directement.
Les points froids
La surpression y pousse l'air chargé.
La filtration
Un intérêt réel en environnement chargé.
Les sorties
Elles doivent exister et rester dégagées.
L'alternative
Voir VMC simple flux.
Des installations réalisées dans le Morbihan
Caissons posés, réseaux tracés, débits contrôlés.
Ce que les clients demandent avant de se lancer
Comment fonctionne l'insufflation ?
Elle insuffle de l'air neuf filtré et met le logement en surpression.
Où sort l'air intérieur ?
Par les défauts d'étanchéité et les sorties existantes, sans qu'on maîtrise lesquels.
Est-ce adapté à un logement humide ?
La surpression pousse l'air chargé vers les parois. C'est le point à examiner.
Les pièces humides sont-elles extraites ?
Pas directement, contrairement à une VMC classique.
Quel est l'intérêt de la filtration ?
Réel en environnement chargé, puisque l'air neuf est filtré à l'entrée.
Faut-il un réseau complet ?
Il est souvent plus réduit qu'avec une VMC classique.
Quelle alternative ?
Voir VMC simple flux.
Le devis est-il payant ?
Non, y compris après visite technique sur place.