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Performance

COP : une valeur qui ne veut rien dire sans ses deux températures

Il n'existe pas un COP par machine, mais autant de COP que de conditions de fonctionnement. Une valeur citée seule, sans indiquer la température de l'air et celle de l'eau produite, ne permet aucune comparaison.

  • Ce que la notation des fiches signifie
  • Le principe de l'écart entre deux températures
  • Pourquoi la publicité affiche toujours le meilleur
  • Ce que cette valeur ignore
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La nature

Une photo, pas un film

Le coefficient de performance exprime le rapport entre la chaleur restituée et l'électricité consommée à un instant donné, dans des conditions précises. C'est une mesure ponctuelle, contrairement à la valeur saisonnière qui pondère plusieurs points.

Cette valeur varie en permanence au cours de la journée et de la saison. Une machine n'a donc pas un coefficient de performance, elle en a un pour chaque couple de conditions dans lequel elle se trouve.

  • Deux températures définissent la mesure : celle de l'air extérieur et celle de l'eau produite.
  • Sans ces deux mentions, une valeur citée ne se compare à rien.
  • La valeur saisonnière agrège plusieurs points et sert à comparer des modèles. Voir le SCOP.
  • Ni l'une ni l'autre ne décrit une installation. Voir le rendement saisonnier.

L'intérêt du coefficient ponctuel n'est donc pas de résumer une machine, mais de montrer comment elle se comporte selon les conditions qu'elle rencontre.

Unité extérieure de pompe à chaleur, secteur de Lorient
La lecture

Décoder la notation des fiches techniques

Les documentations accolent à chaque valeur une mention en deux parties. Savoir la lire suffit à éviter la plupart des comparaisons faussées.

ÉlémentCe qu'il indique
La première partie La température de la source où la machine prélève la chaleur, précédée d'une lettre désignant sa nature, air ou eau.
La seconde partie La température de l'eau produite pour le circuit de chauffage, également précédée d'une lettre.
Le séparateur Une barre oblique les relie. Les deux valeurs vont ensemble et ne se dissocient pas.
L'absence de mention Une valeur citée sans ces indications, notamment en publicité, ne permet aucune comparaison sérieuse.

Comparer deux machines suppose donc de retrouver la même notation sur les deux fiches. Voir le comparatif COP et SCOP.

Le principe

C'est l'écart entre les deux qui coûte

Le comportement de la machine s'explique par une règle unique, valable pour tous les modèles et toutes les marques.

La règle

Un écart à franchir

  • La machine déplace de la chaleur d'un milieu froid vers un milieu plus chaud.
  • L'électricité consommée sert à franchir l'écart entre ces deux niveaux de température.
  • Plus l'écart est grand, plus le travail à fournir augmente, et plus le coefficient baisse.
  • Cette règle explique à elle seule toutes les variations observées.
Les deux conséquences

Ce qui fait monter ou descendre

  • Quand l'air se refroidit, l'écart augmente et le coefficient baisse — au moment précis où le besoin croît.
  • Quand l'eau demandée est plus chaude, l'écart augmente également, avec le même effet.
  • Le second facteur est le seul sur lequel on peut agir dans un logement existant.
  • C'est pourquoi abaisser le régime des émetteurs améliore le fonctionnement de la machine. Voir le régime de température.

Cette règle justifie l'attention portée aux planchers chauffants et aux radiateurs adaptés à un régime bas.

La communication

Trois raisons pour lesquelles la valeur affichée est flatteuse

Les conditions retenues en communication ne sont pas celles où la machine passera la saison. Rien d'irrégulier, mais rien d'informatif non plus.

Raison 1

Un air doux

Une température extérieure clémente réduit l'écart à franchir et donne le meilleur résultat possible.

Ce n'est pas la condition où le chauffage est le plus sollicité.

Raison 2

Une eau tiède

Une température d'eau basse suppose des émetteurs adaptés, ce que tous les logements n'ont pas.

Voir les radiateurs haute température.

Raison 3

Un fonctionnement stabilisé

La mesure s'effectue en régime établi, sans démarrage ni cycle de dégivrage.

Voir le dégivrage.

Ces conditions sont légitimes pour caractériser une machine. Elles cessent de l'être quand la valeur obtenue est présentée comme ce que le logement obtiendra.

L'usage

Ce que cette valeur apporte, et ce qu'elle ignore

Bien lue, elle éclaire le comportement d'une machine mieux que n'importe quel autre indicateur.

Son utilité

Comprendre le comportement

  • Comparer deux machines au même couple de conditions.
  • Voir comment une machine tient quand la température extérieure baisse.
  • Mesurer ce que coûte un régime d'eau plus élevé sur un même modèle.
  • Arbitrer entre deux solutions d'émetteurs, à machine identique.
Ce qu'elle ignore

Les postes hors mesure

  • Les cycles de dégivrage, qui consomment sans produire pour le logement.
  • Les démarrages répétés d'une machine hors de sa plage. Voir le compresseur en cycles courts.
  • L'appoint électrique et sa part réelle. Voir l'appoint électrique.
  • Les auxiliaires qui fonctionnent en continu.
  • L'implantation de l'unité et les conditions réelles qu'elle crée.

SaniBreizh réalise la plomberie et le chauffage avec ses propres équipes depuis Lorient, sur le Morbihan et les départements voisins selon la nature du chantier. Voir la zone d'intervention.

Réalisations

Des installations réalisées dans le Morbihan

Unités extérieures, modules et émetteurs sur le secteur de Lorient.

Unité extérieure en façade, secteur de Lorient
Unité extérieure
Boucles de plancher chauffant, secteur de Lorient
Émetteur à régime bas
Module intérieur et régulation, secteur de Lorient
Module et régulation
Ballon tampon et collecteur, secteur de Lorient
Volume tampon
Collecteur en local technique, secteur de Lorient
Collecteur et débits
Module intérieur et collecteurs, secteur de Lorient
Module et collecteurs
Questions fréquentes

Ce que les clients demandent au téléphone

Quel est le COP de cette machine ?

La question appelle une autre question : dans quelles conditions. Une machine n'a pas un coefficient unique, mais un pour chaque couple de températures dans lequel elle se trouve.

Comment lire la mention qui accompagne la valeur ?

Elle comporte deux parties séparées par une barre : la température de la source où la chaleur est prélevée, puis celle de l'eau produite pour le chauffage.

Pourquoi la performance baisse-t-elle quand il fait froid ?

Parce que l'écart entre la source froide et l'eau à produire augmente, et que l'électricité consommée sert précisément à franchir cet écart.

Puis-je améliorer cette performance ?

Sur la température extérieure, non. Sur celle de l'eau produite, oui : abaisser le régime des émetteurs réduit l'écart à franchir et améliore le fonctionnement.

Pourquoi les valeurs publicitaires sont-elles élevées ?

Elles correspondent à un air doux, une eau tiède et un fonctionnement stabilisé. Ces conditions caractérisent légitimement une machine, mais ne décrivent pas une saison.

Quelle différence avec la valeur saisonnière ?

Celle-ci agrège plusieurs points de mesure pondérés selon leur fréquence. Une valeur ponctuelle et une valeur saisonnière ne se comparent pas entre elles.

Cette valeur inclut-elle l'appoint ?

Non. Elle ignore l'appoint, les cycles de dégivrage, les démarrages répétés et les auxiliaires, qui pèsent pourtant sur la facture.

Sur quoi comparer deux machines ?

Sur des valeurs relevées au même couple de conditions, pour des puissances équivalentes. Retrouver la même notation sur les deux fiches est le préalable. Le montant du déplacement est annoncé au téléphone avant tout engagement.