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Comparatif

Monobloc ou bibloc : qu'est-ce qui circule entre le jardin et la maison

Toute la différence tient là. Sur une monobloc, de l'eau de chauffage sort du bâtiment. Sur une bibloc, c'est du fluide frigorifique qui y entre. Deux contraintes opposées, et deux chantiers différents.

  • Ce que chaque architecture fait circuler
  • L'eau dehors et la question du gel
  • Le glycol : ni systématique, ni neutre
  • Ne pas confondre architecture et fluide
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Le principe

Où se trouve le circuit frigorifique

Une machine air/eau comporte un circuit frigorifique et un échange vers l'eau du chauffage. Ce qui distingue les deux architectures, c'est l'endroit où cet échange a lieu.

Sur une monobloc, tout est dans l'appareil extérieur : l'eau de chauffage y monte et en repart. Sur une bibloc, l'échange se fait dans un module intérieur, relié à l'extérieur par des liaisons frigorifiques.

Cette page ne cite aucune longueur ni température : ces limites figurent dans la documentation du modèle et varient fortement d'une machine à l'autre.

Architecture monobloc ou bibloc, secteur de Lorient
La comparaison

Cinq conséquences opposées

Chaque avantage d'une architecture correspond à une contrainte de l'autre.

L'aspectMonoblocBibloc
La liaison à réaliser Hydraulique, du ressort du plombier chauffagiste. Frigorifique, avec les qualifications qui s'y attachent. Voir l'attestation de capacité.
Le risque à traiter Le gel de l'eau dans la partie extérieure du circuit. L'étanchéité du circuit frigorifique sur toute sa longueur.
La place intérieure Réduite : pas de module frigorifique dans le bâtiment. Un module à loger, avec ses dégagements. Voir le local technique.
L'intervention future Le circuit scellé reste dehors, dans l'appareil. Une fuite peut concerner la liaison passant dans le bâti.
Les pertes en route De la chaleur se perd dans les tuyaux extérieurs s'ils sont mal isolés. Le trajet frigorifique n'a pas le même comportement thermique.

La deuxième ligne concentre l'essentiel de la décision, et fait l'objet du bloc suivant.

Le point sensible

De l'eau dehors, et l'hiver qui arrive

C'est la seule vraie question à trancher sur une monobloc, et elle mérite d'être posée avant la signature.

Le scénario

Ce qui peut arriver

  • Une coupure de courant prolongée par temps de gel arrête la circulation.
  • L'eau immobilisée dans la partie extérieure du circuit se refroidit.
  • Le risque concerne les canalisations et l'échangeur de l'appareil.
  • Une absence prolongée en hiver aggrave le scénario. Voir la protection et l'hivernage.

Ce scénario ne condamne pas l'architecture : il impose de le traiter à la conception.

Les réponses

Comment il se traite

  • Les protections intégrées prévues par le fabricant, qui supposent l'alimentation électrique maintenue.
  • Une isolation soignée de la partie extérieure. Voir le calorifugeage.
  • Un tracé aussi court que possible entre l'appareil et le bâtiment.
  • Un antigel dans le circuit, sujet du bloc suivant.
L'antigel

Trois choses à savoir avant d'en ajouter

Ce n'est ni une précaution systématique, ni une décision sans conséquence.

Point 1

Ce n'est pas neutre

Un fluide additivé se comporte différemment de l'eau, ce qui modifie le débit et l'échange.

L'installation doit être conçue en tenant compte de ce fluide.

Point 2

Le fabricant décide

La nature du produit et sa proportion figurent dans la documentation du modèle.

Un antigel non prévu peut faire tomber la garantie.

Point 3

Cela se suit dans le temps

La protection ne dure pas indéfiniment et se contrôle lors de l'entretien.

Voir l'entretien.

Ajouter un antigel se décide donc à l'étude, avec le modèle retenu, et non par précaution après la pose.

Unité extérieure et liaisons vers le bâtiment
La confusion

Architecture et fluide sont deux questions distinctes

Les gammes actuelles les associent souvent, ce qui laisse croire à une règle qui n'existe pas.

À séparer

Deux caractéristiques

  • L'architecture répond à : où se trouve le circuit frigorifique.
  • Le fluide répond à : que contient ce circuit. Voir R32 ou R290.
  • Les deux se combinent librement selon les gammes, sans correspondance obligatoire.
  • Un fluide inflammable rend cependant l'architecture monobloc souvent plus simple à implanter.

C'est ce lien pratique, et non une règle technique, qui explique ce qu'on observe sur le marché.

Le contexte local

Ce qui compte dans le Morbihan

  • Un climat doux qui rend le gel prolongé rare, sans le rendre impossible.
  • Des résidences secondaires inoccupées l'hiver, où le scénario de coupure pèse davantage.
  • Des maisons anciennes aux murs épais, où traverser le bâti demande du soin.
  • Une exposition saline qui sollicite les liaisons extérieures. Voir la zone littorale.

SaniBreizh réalise la plomberie et le chauffage avec ses propres équipes depuis Lorient, sur le Morbihan et les départements voisins selon la nature du chantier. Voir la zone d'intervention.

Questions fréquentes

Ce que les clients demandent au téléphone

Quelle est la vraie différence ?

L'endroit où se trouve le circuit frigorifique. Sur une monobloc, de l'eau circule entre le jardin et la maison. Sur une bibloc, c'est du fluide frigorifique qui entre dans le bâtiment.

Une monobloc laisse-t-elle la maison vide ?

Non. Le nombre de boîtiers ne dit rien : une monobloc comporte souvent des équipements intérieurs, ballon et régulation notamment.

Le gel est-il un vrai risque ?

C'est le point à traiter sur une monobloc. Une coupure de courant prolongée par temps de gel arrête la circulation et l'eau immobilisée dehors se refroidit.

Comment se traite ce risque ?

Par les protections prévues par le fabricant, une isolation soignée de la partie extérieure, un tracé court, et éventuellement un antigel adapté.

Faut-il mettre de l'antigel ?

Pas systématiquement. Un fluide additivé modifie le débit et l'échange, la nature du produit figure dans la documentation, et un antigel non prévu peut faire tomber la garantie.

Quelle architecture prend le moins de place ?

La monobloc, puisqu'aucun module frigorifique n'est logé dans le bâtiment. Le reste de l'installation demande néanmoins de la place.

Le fluide dépend-il de l'architecture ?

Non. Les deux se combinent librement selon les gammes. Un fluide inflammable rend simplement l'architecture monobloc plus simple à implanter.

Que choisir pour une résidence peu occupée ?

Le scénario de coupure prolongée en hiver pèse davantage, ce qui rend le traitement du gel d'autant plus important à examiner. Le montant du déplacement est annoncé au téléphone avant tout engagement.