Surélévation et combles aménagés : ajouter un niveau modifie celui du dessous
Ce qui était la toiture devient un plancher intermédiaire. Les pièces existantes cessent de perdre par le haut, leur besoin baisse, et un nouveau besoin apparaît au-dessus. Le calcul change des deux côtés.
- Quatre effets sur l'existant
- Faire monter le réseau
- Surélévation ou combles : ce qui diffère
- Ce qui se décide avant fermeture
Un plafond qui devient un plancher
Une extension latérale s'ajoute à côté. Un niveau supplémentaire, lui, se pose au-dessus : il transforme la dernière surface déperditive du logement en séparation entre deux volumes chauffés.
Les pièces du dessous perdent alors nettement moins, tandis qu'un nouveau besoin apparaît sous la nouvelle toiture. Le calcul se refait des deux côtés.
- Le besoin de l'existant baisse, souvent de façon sensible.
- Un besoin neuf apparaît, sous une enveloppe récente.
- Le réseau doit monter, ce qui n'était pas prévu à l'origine.
- Voir aussi le cas d'une extension latérale.
Cette page ne cite aucune surface ni température : le calcul porte sur le logement entier, avant et après travaux.
Quatre changements sur le logement entier
Deux jouent en votre faveur, deux demandent des travaux.
| L'effet | Ce qu'il implique |
|---|---|
| Le besoin du dessous baisse | Les émetteurs existants deviennent plus généreux qu'avant. Voir le chauffage après isolation. |
| Le régime peut descendre | Cette baisse ouvre la possibilité d'un régime plus bas sur tout le réseau. Voir basse ou haute température. |
| Un nouveau besoin apparaît | Le niveau créé s'ajoute au total, avec ses propres émetteurs à alimenter. |
| La distribution doit monter | Un tracé vertical se crée, avec les conséquences hydrauliques qui l'accompagnent. |
Les deux premières lignes compensent souvent une partie de la troisième : le besoin total augmente moins que la surface ajoutée ne le laisserait croire.
Faire monter le réseau
Un circuit conçu pour un seul niveau ne dessert pas un étage supplémentaire sans vérification.
Quatre points hydrauliques
- Le tracé de la colonne montante, et le mur qu'elle empruntera.
- La capacité du circulateur à desservir un réseau plus long et plus haut. Voir le circulateur.
- La purge du point haut, qui devient le nouveau sommet du circuit.
- L'équilibrage entre les niveaux après raccordement. Voir l'équilibrage.
Le troisième point est celui qu'on découvre après coup : de l'air s'accumule là où il n'y en avait jamais eu.
Deux orientations
- Des émetteurs acceptant un régime bas conviennent au niveau neuf. Voir les radiateurs basse température.
- Un circuit séparé s'impose si les régimes ne peuvent pas s'aligner. Voir les montages multi-circuits.
- Le plancher chauffant reste possible selon la nature du plancher créé.
- Voir l'étage sur plancher bois.
Trois différences entre les deux projets
Surélever et aménager des combles produisent le même résultat d'usage, mais pas les mêmes conditions.
L'enveloppe créée
Une surélévation apporte des murs et une toiture neufs. Un aménagement de combles compose avec la charpente en place.
Les surfaces exposées
Des rampants exposent davantage que des murs droits, ce qui pèse sur le besoin et sur le confort d'été.
Les contraintes extérieures
Modifier la hauteur ou l'aspect d'une construction relève de démarches d'urbanisme.
Voir urbanisme, PLU et ABF.
La deuxième différence explique pourquoi un comble aménagé demande souvent plus d'attention qu'un étage droit de même surface.
Ce qui se décide avant que tout se referme
Un niveau créé se ferme vite, et il se rouvre difficilement.
Quatre passages
- Le tracé de la colonne montante, avant que les doublages soient posés.
- Les alimentations d'une éventuelle pièce d'eau. Voir la salle de bains en combles.
- Le passage de la ventilation. Voir la ventilation.
- Les emplacements des émetteurs, en tenant compte des rampants.
Ces points se règlent sur plan pendant le chantier, pas après la réception du niveau.
Ce qui compte dans le Morbihan
- Beaucoup de maisons de plain-pied dont les combles se prêtent à l'aménagement.
- Des règles d'aspect strictes en secteur protégé, qui orientent vers l'aménagement plutôt que la surélévation.
- Un climat doux qui limite le besoin du niveau créé.
- Des combles exposés au soleil d'été malgré la latitude. Voir le plancher rafraîchissant.
SaniBreizh réalise la plomberie et le chauffage avec ses propres équipes depuis Lorient, et n'intervient ni sur la charpente ni sur la couverture. Voir la zone d'intervention.
Ce que les clients demandent au téléphone
Faut-il une machine plus puissante ?
Pas nécessairement. Le besoin du niveau existant baisse en même temps, puisqu'il ne perd plus par le haut. Le total augmente moins que la surface ajoutée.
Pourquoi le besoin du dessous baisse-t-il ?
Parce que ce qui était la toiture devient une séparation entre deux volumes chauffés. Cette surface cesse d'être déperditive.
Peut-on brancher le nouveau niveau sur le réseau existant ?
Souvent oui, sous réserve du tracé de la colonne montante, de la capacité du circulateur et d'un équilibrage complet ensuite.
Qu'est-ce qu'on découvre après coup ?
La purge du nouveau point haut. De l'air s'accumule là où il n'y en avait jamais eu auparavant.
Quels émetteurs pour le niveau créé ?
Des émetteurs acceptant un régime bas, l'enveloppe étant récente. Si les régimes ne peuvent pas s'aligner, un circuit séparé s'impose.
Surélévation ou combles, est-ce pareil ?
Le résultat d'usage se ressemble, pas les conditions : enveloppe créée, surfaces exposées et démarches d'urbanisme diffèrent.
Pourquoi les combles demandent-ils plus d'attention ?
Les rampants exposent davantage que des murs droits, ce qui pèse sur le besoin et pose en plus la question du confort d'été.
Quand faut-il nous appeler ?
Pendant le chantier, avant que les doublages soient posés. La colonne montante et les passages se règlent sur plan. Le montant du déplacement est annoncé au téléphone avant tout engagement.