Température de base : la valeur qui décide de la taille de votre machine
C'est le point extérieur retenu pour calculer les besoins du logement. Elle n'est ni la température la plus froide jamais observée, ni un chiffre au choix de l'installateur — et sur le littoral breton, la retenir trop basse conduit à surdimensionner toute l'installation.
- Ce que cette valeur représente exactement
- Ce qui la détermine, commune par commune
- Le vrai sujet breton : l'humidité, pas le froid
- Comment la vérifier sur un devis
Un point de calcul, pas un record de froid
Calculer les besoins d'un logement suppose de choisir une condition extérieure de référence. C'est le rôle de la température de base : elle représente le niveau que le dimensionnement doit couvrir, atteint statistiquement de façon rare et brève.
Elle n'est donc pas la valeur la plus basse jamais relevée dans la commune. Retenir cette dernière reviendrait à dimensionner l'installation entière sur un épisode exceptionnel de quelques heures.
- Elle est fixée par les règles de calcul en vigueur, non par l'appréciation de l'installateur.
- Elle varie d'une commune à l'autre, y compris au sein d'un même département.
- Elle entre dans le calcul des déperditions. Voir le calcul des déperditions.
- Elle commande la puissance retenue et le point à partir duquel un appoint intervient. Voir le point de bivalence.
Cette page décrit le principe et ses conséquences. Les valeurs applicables à une commune donnée figurent dans les référentiels de calcul en vigueur et se vérifient à l'étude.
Quatre éléments qui font varier la valeur
Deux logements distants de quelques dizaines de kilomètres peuvent relever de conditions différentes. La Bretagne l'illustre bien.
| Élément | Son effet |
|---|---|
| La zone climatique | Le territoire est découpé en zones, et la façade atlantique ne relève pas des mêmes conditions que l'est du pays. |
| L'altitude | Elle corrige la valeur retenue. Une commune des monts d'Arrée ne se traite pas comme une commune côtière. |
| La proximité de la mer | L'influence océanique limite les extrêmes, à la baisse comme à la hausse. Elle s'atténue en s'éloignant du littoral. |
| L'exposition locale | Fond de vallée, plateau exposé ou zone abritée modifient les conditions ressenties sans changer la valeur réglementaire. |
Un logement du pays de Lorient et un logement de l'intérieur du Morbihan ne relèvent donc pas nécessairement des mêmes hypothèses de calcul, même à quelques kilomètres de distance.
Un climat doux, mais pas facile
La douceur des hivers océaniques est un avantage réel pour une pompe à chaleur. Elle s'accompagne pourtant d'une contrainte que le froid sec ne connaît pas.
Des extrêmes rares et brefs
- L'influence maritime limite les épisodes de grand froid, surtout près des côtes.
- La machine passe la majeure partie de la saison dans une plage où elle travaille bien.
- Le point de bivalence peut être placé de façon raisonnable sans compromettre le confort.
- Une puissance mesurée suffit, ce qui préserve le compresseur en mi-saison. Voir le compresseur en cycles courts.
L'humidité prend le relais du froid
- Un air doux et très humide est précisément celui qui fait givrer l'échangeur extérieur.
- Les cycles de dégivrage sont donc plus fréquents qu'en climat froid et sec. Voir le dégivrage.
- Le sujet breton n'est pas la puissance disponible par grand froid, mais le comportement autour de zéro par temps humide.
- L'implantation de l'unité pèse davantage ici qu'ailleurs. Voir l'emplacement de l'unité.
Trois conséquences d'une valeur mal retenue
Prendre une marge par précaution paraît prudent. C'est en réalité la façon la plus courante de dégrader une installation dès sa conception.
Une machine trop puissante
Une valeur retenue plus basse que nécessaire gonfle le besoin calculé, donc la puissance proposée.
Voir le dimensionnement.
Des cycles courts toute l'année
La machine se retrouve hors de sa plage de modulation dès que la saison s'adoucit, ce qui multiplie les démarrages.
C'est l'usure du compresseur qui en paie le prix.
Un surcoût durable
Le prix d'achat augmente, sans contrepartie de confort sur la quasi-totalité de la saison.
L'erreur inverse existe aussi, plus rare : une valeur trop optimiste laisse le logement dépendre de l'appoint plus souvent que prévu. Le bon réglage n'est ni prudent ni audacieux, il est celui du référentiel applicable.
Ce qui se demande sur un devis
Cette hypothèse figure rarement dans les documents commerciaux. La demander révèle la méthode employée pour arriver à la puissance proposée.
Trois points à éclaircir
- Quelle température de base a été retenue pour la commune du chantier.
- Sur quelle valeur de déperditions la puissance a été calculée.
- Comment l'altitude et la situation du logement ont été prises en compte.
- À partir de quelle température l'appoint est prévu pour intervenir.
Ces éléments se recoupent : ensemble, ils montrent si un calcul a précédé le chiffrage.
Les signes d'une hypothèse recopiée
- Une valeur annoncée sans référence à la commune ni à l'altitude.
- Une même hypothèse appliquée à tous les chantiers d'un large secteur.
- Une marge de sécurité présentée comme un service rendu.
- Une puissance déduite de la surface plutôt que d'un calcul.
SaniBreizh réalise la plomberie et le chauffage avec ses propres équipes depuis Lorient, sur le Morbihan et les départements voisins selon la nature du chantier. Voir la zone d'intervention.
Des installations réalisées dans le Morbihan
Unités extérieures, modules et locaux techniques sur le secteur de Lorient.
Ce que les clients demandent au téléphone
Qu'est-ce que la température de base ?
La condition extérieure de référence retenue pour calculer les besoins du logement. Elle représente un niveau atteint de façon rare et brève, pas la valeur la plus basse jamais relevée.
Est-elle la même partout en Bretagne ?
Non. Zone climatique, altitude et proximité de la mer la font varier. Une commune côtière et une commune de l'intérieur ne relèvent pas nécessairement des mêmes hypothèses.
L'installateur peut-il choisir cette valeur ?
Elle est fixée par les règles de calcul en vigueur pour la commune concernée. Elle ne relève pas de l'appréciation ni d'une marge de prudence.
Prendre une marge est-il prudent ?
C'est la façon la plus courante de dégrader une installation dès sa conception : le besoin calculé gonfle, la machine devient trop puissante et multiplie les démarrages dès que la saison s'adoucit.
La douceur bretonne est-elle un avantage ?
Pour la puissance, oui : les extrêmes sont rares et brefs, surtout près des côtes. La contrepartie est l'humidité, qui fait givrer l'échangeur autour de zéro et multiplie les cycles de dégivrage.
Faut-il donc surdimensionner en bord de mer ?
Non, le sujet n'est pas la puissance mais le comportement par temps doux et humide. C'est l'implantation de l'unité qui pèse le plus, pas la taille de la machine.
Où trouver la valeur applicable à ma commune ?
Dans les référentiels de calcul en vigueur, consultés lors de l'étude. Elle se demande à l'entreprise qui établit le devis.
Comment savoir si mon devis en tient compte ?
En demandant la valeur retenue, celle des déperditions calculées et la façon dont l'altitude a été prise en compte. Ces éléments montrent si un calcul a précédé le chiffrage. Le montant du déplacement est annoncé au téléphone avant tout engagement.