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Pompe à chaleur

Pompe à chaleur bibloc : ce qui traverse le mur change tout

Sur une machine bibloc, aussi appelée split, le circuit frigorifique est réparti entre l'unité extérieure et un module intérieur. C'est du fluide, et non de l'eau, qui circule entre les deux. Cette différence détermine le risque de gel, la nature des travaux et qui peut intervenir ensuite.

  • Fluide ou eau : la distinction avec le monobloc
  • Ce que le raccordement sur site implique
  • Les deux emplacements à trouver, pas un seul
  • Quelle architecture convient à quelle situation
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La distinction

Deux architectures, deux natures de liaison

Les deux machines produisent la même chaleur avec le même principe. Ce qui les sépare tient à l'endroit où le fluide frigorigène s'arrête, et donc à ce qui franchit la paroi.

Bibloc, ou split

Du fluide frigorigène entre les deux unités

Le circuit frigorifique se prolonge de l'unité extérieure jusqu'à un module intérieur, où l'échange avec l'eau du chauffage a lieu. Deux tubes isolés traversent le mur.

  • Aucune eau de chauffage ne sort du bâtiment : le gel des liaisons ne se pose pas.
  • Le raccordement frigorifique se réalise sur le chantier, avec les opérations que cela suppose.
  • Un local intérieur doit accueillir le module hydraulique.
  • Les longueurs et dénivelés admissibles sont fixés par le fabricant.
Monobloc

De l'eau de chauffage entre les deux

Tout le circuit frigorifique reste confiné dans l'unité extérieure, scellé en usine. C'est l'eau du chauffage qui va et revient de la machine.

  • Aucune intervention sur le fluide lors de la pose.
  • L'encombrement intérieur se limite aux organes hydrauliques.
  • En contrepartie, une eau circule dehors : la protection contre le gel devient un point de conception.
  • Voir la PAC monobloc.

Bibloc et split désignent la même chose. Cette distinction est propre aux machines air/eau : sur une installation air/air, toutes les configurations reposent sur des liaisons frigorifiques. Voir la PAC air/eau.

Les conséquences

Ce que le fluide dans le mur implique concrètement

Le choix d'une architecture bibloc n'est pas seulement technique : il engage la pose, les qualifications requises et le suivi de l'installation dans le temps.

PointCe qu'il implique
Un raccordement réalisé sur place Les liaisons sont façonnées et raccordées au chantier, puis le circuit est tiré au vide avant mise en service. La qualité de cette étape conditionne la fiabilité de la machine sur des années.
Une intervention réglementée La manipulation des fluides frigorigènes relève d'exigences propres, tant pour l'entreprise que pour l'opérateur. Voir l'attestation de capacité.
Un contrôle d'étanchéité périodique Selon la charge de l'installation, un contrôle d'étanchéité du circuit frigorifique peut être exigé à intervalle régulier, indépendamment de l'entretien courant.
Des longueurs et dénivelés bornés Distance entre les deux unités et différence de hauteur ne sont pas libres. Éloigner le groupe pour des raisons d'aspect peut sortir des limites admissibles.
Un percement à traiter Traversée de mur, calfeutrement, protection et isolation des liaisons. Un point d'entrée mal traité laisse passer l'air, l'eau et parfois les nuisibles.
Une dépose plus complexe En fin de vie, le fluide doit être récupéré avant démontage. Ce n'est pas une manœuvre de déconnexion mais une opération encadrée.

Un particulier ne desserre jamais un raccord frigorifique, ne complète pas une charge et ne récupère pas de fluide. Ces gestes relèvent d'une qualification spécifique, distincte du label RGE qui conditionne l'accès à certaines aides.

Sur place

Deux emplacements à trouver, pas un seul

Une machine bibloc suppose de résoudre deux questions d'implantation en même temps, et de vérifier que la distance entre les deux reste dans le domaine admissible. C'est le premier point de la visite technique.

  • Le groupe extérieur — dégagement pour la circulation d'air, distance au voisinage, support, évacuation de l'eau de dégivrage, exposition aux embruns en bord de mer. Voir l'emplacement de l'unité extérieure.
  • Le module intérieur — cellier, garage, buanderie ou local technique, avec les dégagements d'entretien et le raccordement au circuit de chauffage existant.
  • Le trajet entre les deux — cheminement des liaisons, percement, protection, respect des longueurs et du dénivelé prescrits.
  • L'alimentation électrique — ligne dédiée et protection adaptées, à mettre en cohérence avec l'appareil retenu.

Le module intérieur peut intégrer un ballon sanitaire selon la configuration retenue, ce qui change nettement le volume à prévoir. Voir le ballon intégré et le module hydraulique.

Module intérieur de pompe à chaleur raccordé au circuit de chauffage, secteur de Lorient
L'arbitrage

Quelle architecture pour quelle situation

Aucune n'est meilleure dans l'absolu. Le bâti, le local disponible et la sensibilité au gel orientent le choix davantage que les performances annoncées.

Le bibloc convient

Quand le gel inquiète

Aucune eau de chauffage ne circule à l'extérieur. Un logement inoccupé une partie de l'hiver, ou une installation exposée, écarte de fait cette question.

C'est l'argument le plus souvent décisif en sa faveur.

Le bibloc convient

Quand un local existe

Cellier, garage ou buanderie disponible pour accueillir le module intérieur, avec ses dégagements et son accès pour l'entretien.

Le module reprend souvent l'emplacement d'une chaudière déposée.

Le monobloc convient

Quand la place manque dedans

Aucun local intérieur disponible, ou volume à préserver : le monobloc concentre l'essentiel dehors et limite l'emprise intérieure.

La protection contre le gel devient alors le point à traiter au projet.

Sur les performances, la différence entre les deux architectures est marginale devant le dimensionnement, le régime de température et la qualité des réglages. Comparer deux modèles sur leur seule architecture n'apporte pas grand-chose. Voir le SCOP et le dimensionnement.

Dans la durée

Ce qui se suit sur une installation bibloc

Deux ensembles cohabitent et relèvent de logiques de suivi différentes : le circuit frigorifique d'un côté, le réseau hydraulique de l'autre.

Côté frigorifique

Ce qui relève du professionnel

  • Contrôle d'étanchéité selon la charge de l'installation et la réglementation applicable.
  • Vérification des liaisons, de leur isolation et de leur maintien dans le temps.
  • Toute intervention sur le fluide : complément, récupération, recherche de fuite.
  • Entretien périodique de la machine, dont l'intervalle ne peut excéder deux ans pour les systèmes concernés.

Voir l'entretien de pompe à chaleur.

Côté hydraulique

Ce qui se surveille sur le réseau

  • Pression du circuit de chauffage, air accumulé, débits.
  • État de l'eau et filtre, dont dépend la protection de l'échangeur du module intérieur.
  • Équilibrage entre les émetteurs.
  • Évacuation de l'eau de dégivrage sous le groupe extérieur, à ne pas laisser stagner ni geler.

Beaucoup de constats attribués à la machine viennent de ce second ensemble. SaniBreizh réalise la plomberie et le chauffage avec ses propres équipes depuis Lorient. Voir la zone d'intervention.

Réalisations

Des installations réalisées dans le Morbihan

Unités extérieures, modules intérieurs et raccordements sur le secteur de Lorient.

Module intérieur et réseau cuivre apparent en garage, secteur de Lorient
Module intérieur en garage
Unité extérieure de pompe à chaleur en façade, secteur de Lorient
Groupe extérieur en façade
Module, ballon et collecteur en local technique, secteur de Lorient
Local technique équipé
Module intérieur et collecteurs PER, secteur de Lorient
Module et collecteurs
Chantier avec nourrice et tableau électrique, secteur de Lorient
Alimentation et réseaux
Boucles de plancher chauffant en tubes PER, secteur de Lorient
Réseau d'émetteurs
Questions fréquentes

Ce que les clients demandent au téléphone

Bibloc et split, est-ce la même chose ?

Oui, ce sont deux appellations d'une même architecture : le circuit frigorifique réparti entre une unité extérieure et un module intérieur, avec des liaisons frigorifiques entre les deux.

Quelle différence avec un monobloc ?

Ce qui traverse le mur. En bibloc, du fluide frigorigène ; en monobloc, l'eau du chauffage, tout le circuit frigorifique restant confiné dans l'unité extérieure et scellé en usine.

Le bibloc évite-t-il le risque de gel ?

Il l'écarte pour les liaisons, puisque aucune eau de chauffage ne sort du bâtiment. C'est l'argument le plus souvent décisif, notamment sur un logement inoccupé une partie de l'hiver.

Faut-il un local à l'intérieur ?

Oui, pour accueillir le module hydraulique, avec ses dégagements et son accès pour l'entretien. Cellier, garage ou buanderie conviennent, et le module reprend souvent l'emplacement d'une chaudière déposée.

Peut-on éloigner le groupe extérieur ?

Dans les limites fixées par le fabricant : longueur de liaisons et dénivelé entre les deux unités ne sont pas libres. Éloigner le groupe pour des raisons d'aspect peut sortir du domaine admissible.

Qui peut intervenir sur les liaisons ?

La manipulation des fluides frigorigènes relève d'exigences propres, tant pour l'entreprise que pour l'opérateur. Un particulier ne desserre jamais un raccord, ne complète pas une charge et ne récupère pas de fluide.

Un bibloc est-il plus performant ?

La différence entre les deux architectures est marginale devant le dimensionnement, le régime de température et la qualité des réglages. Comparer deux modèles sur leur seule architecture n'apporte pas grand-chose.

Y a-t-il des contrôles supplémentaires ?

Selon la charge de l'installation, un contrôle d'étanchéité du circuit frigorifique peut être exigé à intervalle régulier, distinct de l'entretien périodique de la machine. Le montant du déplacement est annoncé au téléphone avant tout engagement.