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VMC hygroréglable

VMC hygroréglable : type A ou type B

Une VMC hygroréglable module son débit selon l'humidité réellement présente. Elle extrait fort après une douche, ralentit quand la pièce est inoccupée. Le principe est simple ; ce qui l'est moins, c'est la distinction entre le type A et le type B, qui change à la fois le résultat et le coût.

  • Type A : bouches modulantes, entrées d'air fixes
  • Type B : bouches et entrées d'air modulantes
  • Déperditions réduites hors périodes d'occupation
  • Débits mesurés à l'anémomètre à la réception
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Le principe

Un capteur d'humidité qui ne consomme rien

La modulation repose sur un ruban de tissu polyamide tendu dans la bouche. Ce matériau s'allonge quand l'air est humide et se rétracte quand il sèche, ce qui ouvre ou referme mécaniquement le passage d'air. Aucune électronique, aucune alimentation, aucun capteur à remplacer.

Le résultat : après une douche, la bouche s'ouvre en grand et évacue rapidement la vapeur. La nuit, dans une salle de bains inoccupée, elle se referme partiellement et cesse d'extraire de l'air que vous venez de chauffer.

  • Extraction adaptée : forte quand l'humidité monte, réduite quand la pièce est sèche.
  • Moins de déperditions : l'air chaud n'est plus évacué en continu au débit maximal.
  • Moins de bruit : le débit ralentit dans les périodes calmes.
  • Aucune électronique dans la bouche : rien à alimenter, rien à programmer.
Attente de bouche d'extraction hygroréglable en pièce humide à Lorient
Type A ou type B

La distinction qui change le résultat

C'est le point sur lequel les devis diffèrent le plus, souvent sans l'expliquer. La différence porte sur les entrées d'air, pas sur le caisson.

CritèreCe qu'il faut retenir
Type ABouches d'extraction modulantes, entrées d'air fixes
Type BBouches et entrées d'air modulantes toutes deux
Air entrantEn type B, l'air neuf entre selon l'humidité intérieure
DéperditionsRéduites davantage en type B, surtout en logement bien isolé
CoûtLe type B suppose de remplacer aussi les entrées d'air
RénovationLe type A s'installe plus facilement sans toucher aux menuiseries
Logement bien isoléLe type B exprime tout son intérêt quand l'étanchéité du bâti est bonne

En rénovation avec des menuiseries récentes déjà équipées de grilles, le type A donne souvent le meilleur rapport résultat sur coût.

Caisson de VMC hygroréglable et réseau de conduits à Lorient
L'installation

Quatre étapes du relevé à la mesure

Une hygroréglable se pose comme une simple flux. La différence se joue dans le choix des composants et dans le contrôle final.

Étape 1

Relevé

Nombre de pièces, état et type des entrées d'air existantes, isolation réelle, accès aux combles.

Étape 2

Choix du type

A ou B selon l'étanchéité du bâti, l'état des menuiseries et le budget.

Étape 3

Réseau et pose

Gaines isolées, caisson sur plots, bouches hygroréglables et entrées d'air correspondantes.

Étape 4

Réglage et mesure

Équilibrage, mesure à l'anémomètre pièce par pièce, remise des relevés.

Les points d'attention

Six sujets à ne pas négliger

Une hygroréglable mal composée fonctionne moins bien qu'une autoréglable correctement posée. Ces points expliquent la plupart des déceptions.

Point 1

Mélanger les familles

Des bouches hygroréglables associées à un caisson inadapté ne donnent pas le résultat attendu.

Point 2

Oublier les entrées d'air

En type B, elles font partie du système. Les négliger revient à installer un type A au prix d'un type B.

Point 3

Le transit d'air

Sans détalonnage des portes, la modulation ne sert à rien : l'air ne circule pas.

Point 4

La cuisine

Elle demande un traitement spécifique, avec un débit de pointe supérieur aux autres pièces.

Point 5

Les gaines en volume froid

Non isolées, elles condensent et l'eau redescend vers les bouches.

Point 6

La mesure finale

Sans relevé à l'anémomètre, rien ne prouve que l'installation atteint les débits attendus.

Réalisations

Des réseaux posés dans le Morbihan

Attentes de bouches, coffrages en placo hydrofuge, réseaux en conduit rigide : la ventilation se traite comme un ouvrage.

Attente de bouche d'extraction en placo hydrofuge
Attente de bouche
Caisson de VMC et répartition en conduits rigides
Caisson et répartition
Gaine de VMC en attente dans un coffrage
Gaine isolée en attente
Réseau en conduit galvanisé avec piquages
Réseau en faux plafond
Questions fréquentes

Ce que les clients demandent avant de se lancer

Quelle différence entre type A et type B ?

En type A, seules les bouches d'extraction modulent. En type B, les entrées d'air modulent également selon l'humidité intérieure.

Laquelle choisir ?

Le type B exprime tout son intérêt dans un logement bien isolé. En rénovation avec des menuiseries récentes, le type A donne souvent le meilleur rapport résultat sur coût.

Comment la bouche détecte-t-elle l'humidité ?

Par un ruban de tissu qui s'allonge et se rétracte selon le taux d'humidité. Aucune électronique, aucune alimentation.

Est-ce plus cher qu'une autoréglable ?

Oui à l'installation, mais les déperditions réduites compensent une partie de l'écart, surtout dans un logement isolé.

Faut-il changer les fenêtres ?

Non. En type B, seules les entrées d'air se remplacent, ce qui se fait sans toucher aux menuiseries dans la plupart des cas.

Faut-il l'arrêter la nuit ?

Non. Elle ralentit d'elle-même quand l'humidité baisse, c'est précisément son intérêt.

Quel entretien ?

Nettoyage des bouches deux fois par an, sans démonter le ruban hygroréglable. Voir entretien.

Convient-elle après une isolation ?

C'est justement le moment. Un logement rendu étanche sans reprise de ventilation concentre l'humidité. Voir humidité.