VMC double flux : installation dans le Morbihan
Une double flux ne se contente pas d'extraire : elle insuffle aussi. L'air vicié qui sort réchauffe au passage l'air neuf qui entre, à travers un échangeur. Le confort change réellement — plus de courant d'air froid aux entrées d'air, un air filtré, une déperdition fortement réduite. Encore faut-il que le logement s'y prête.
- Deux réseaux distincts : extraction et insufflation
- Échangeur qui récupère la chaleur de l'air sortant
- Filtration de l'air entrant, utile en cas d'allergies
- Entretien des filtres indispensable, sous peine de perdre le bénéfice
Deux réseaux et un échangeur
Une simple flux extrait l'air vicié et laisse l'air neuf entrer par des grilles, à la température extérieure. Une double flux fait entrer cet air par un second réseau, en le faisant passer dans un échangeur où circule l'air sortant. Les deux flux ne se mélangent jamais, seule la chaleur passe de l'un à l'autre.
Concrètement, l'air neuf arrive tempéré dans les chambres et le séjour au lieu d'arriver froid. Les entrées d'air en menuiserie disparaissent, ce qui supprime aussi une source de bruit extérieur.
- Deux réseaux : un pour l'extraction, un pour l'insufflation. C'est ce qui rend la pose plus lourde.
- L'échangeur : il transfère la chaleur sans mélanger les flux, avec un rendement variable selon les modèles.
- Les filtres : sur l'air entrant et sortant. Leur remplacement conditionne tout le fonctionnement.
- L'étanchéité du logement : sans elle, l'air neuf entre par les défauts du bâti et le bénéfice disparaît.
Comparer sans idéaliser
La double flux n'est pas systématiquement supérieure. Elle donne d'excellents résultats dans un logement étanche, des résultats médiocres ailleurs.
| Critère | Ce qu'il faut retenir |
|---|---|
| Confort thermique | Nettement supérieur : plus d'air froid entrant par les grilles |
| Récupération de chaleur | Réelle, à condition que le logement soit étanche à l'air |
| Encombrement | Deux réseaux au lieu d'un, un caisson plus volumineux |
| Coût d'installation | Sensiblement supérieur à une simple flux |
| Entretien | Filtres à remplacer régulièrement, sans exception |
| Logement peu isolé | Le bénéfice s'effondre : l'air entre par les défauts du bâti |
| Bruit extérieur | Réduit, les entrées d'air en menuiserie disparaissent |
Dans une maison ancienne peu isolée, une hygroréglable bien posée donne souvent un meilleur résultat rapporté à l'investissement.
Cinq étapes du relevé à la mesure
Une double flux demande de la place et un tracé réfléchi. C'est le passage des deux réseaux qui détermine la faisabilité, pas le caisson.
Relevé
Volume des combles, tracé possible des deux réseaux, étanchéité du bâti, emplacement du caisson.
Conception
Dimensionnement pièce par pièce, extraction dans les pièces humides, insufflation dans les pièces de vie.
Réseaux
Gaines isolées sur tout parcours en volume froid, piquages, bouches d'extraction et d'insufflation.
Caisson et évacuation
Caisson suspendu sur plots, raccordement des condensats, alimentation électrique dédiée.
Équilibrage
Réglage des débits d'extraction et d'insufflation, mesure à l'anémomètre, remise des relevés.
Six sujets qui décident du résultat
Une double flux mal posée coûte cher et déçoit. Ces points expliquent la plupart des installations décevantes.
L'étanchéité du bâti
Sans elle, l'air neuf entre par les défauts et contourne l'échangeur. Le bénéfice s'évapore.
L'isolation des gaines
Non isolées en combles, elles condensent et perdent la chaleur qu'on cherchait à récupérer.
Les condensats
L'échangeur produit de l'eau. Son évacuation se prévoit dès l'installation, avec siphon.
L'équilibrage
Extraction et insufflation doivent être ajustées l'une à l'autre, pièce par pièce.
Les filtres
Leur remplacement n'est pas optionnel. Encrassés, ils étouffent le système et dégradent l'air.
L'acoustique
Caisson sur plots, gaines souples en sortie, pièges à son sur les parcours vers les chambres.
Des réseaux de ventilation posés dans le Morbihan
Combles, faux plafonds, coffrages : le tracé se dessine avant les percements, jamais l'inverse.
Ce que les clients demandent avant de se lancer
La double flux convient-elle à une maison ancienne ?
Seulement si elle a été isolée et rendue étanche à l'air. Sinon l'air neuf entre par les défauts du bâti et l'échangeur ne sert plus à grand-chose.
Faut-il beaucoup de place ?
Deux réseaux au lieu d'un, et un caisson plus volumineux. Le volume disponible en combles est souvent le point limitant.
Quel entretien ?
Le remplacement des filtres, au moins deux fois par an, plus le contrôle du caisson et des condensats. Voir entretien.
Est-ce bruyant ?
Pas si le caisson est suspendu sur plots et les parcours vers les chambres traités. Voir VMC bruyante.
Peut-on la poser en appartement ?
C'est plus contraint : il faut deux passages en façade ou en toiture, et l'accord du syndic si les parties communes sont concernées.
L'air entrant est-il filtré ?
Oui, ce qui présente un intérêt réel en cas d'allergies, à condition de remplacer les filtres régulièrement.
Peut-elle remplacer le chauffage ?
Non. Elle récupère de la chaleur sur l'air extrait, elle n'en produit pas.
Faut-il supprimer les entrées d'air ?
Oui, elles n'ont plus lieu d'être : l'air neuf arrive par le réseau d'insufflation.