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Réseau existant

Plancher chauffant existant : le meilleur réseau possible, à condition de savoir ce qu'il contient

Un plancher en place est le point de départ le plus favorable pour une machine. Il présente en revanche une particularité qui change la conduite du projet : c'est un circuit noyé, qu'on ne peut ni ouvrir ni remplacer.

  • Pourquoi ce réseau est le plus favorable
  • Quatre points à vérifier avant
  • Le circuit qu'on ne peut pas ouvrir
  • Ce que l'inertie change au pilotage
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Le point de départ

Le réseau le plus favorable

Un plancher chauffant diffuse sur une grande surface, ce qui lui permet de tenir le confort avec une eau nettement moins chaude qu'un réseau de radiateurs. C'est exactement ce qu'une machine préfère.

Il apporte aussi un volume d'eau important, ce qui allonge les cycles de fonctionnement et limite les démarrages.

Cette page ne cite ni température, ni espacement de tubes, ni épaisseur de dalle : ces caractéristiques dépendent de la conception d'origine du plancher.

Plancher chauffant existant et pompe à chaleur, secteur de Lorient
Les vérifications

Quatre points à établir avant de s'en réjouir

Un plancher existant n'est pas une garantie : son état et sa conception d'origine décident du résultat.

Le pointCe qu'il faut savoir
L'état du circuit Un plancher ancien peut être encombré de dépôts, ce qui réduit son échange. Voir les boues dans le circuit.
L'accès au collecteur Il conditionne l'équilibrage et toute intervention future. Voir le collecteur.
L'organe de mélange Il limite la température envoyée dans la dalle. Son état et son réglage se vérifient au même titre que le reste.
Le comportement par pièce Des zones qui chauffent moins signalent un déséquilibre ou une boucle en difficulté. Voir un plancher qui reste froid.

Ces quatre points s'observent sur l'installation en fonctionnement, pendant la saison de chauffe, et non sur un plan.

La particularité

Un circuit qu'on ne peut pas ouvrir

C'est ce qui distingue un plancher de tout autre réseau, et cela change les priorités du projet.

La conséquence

Ce qui devient critique

  • Les tubes sont noyés dans la dalle : ils ne se remplacent pas sans casser.
  • Une réparation ponctuelle suppose une intervention lourde. Voir la réparation de fuite.
  • La qualité de l'eau qui y circule engage donc la durée de vie du plancher lui-même.
  • Un plancher bien traité dure plus longtemps que les générateurs successifs qui l'alimentent.
La conduite à tenir

Trois gestes au moment du remplacement

C'est aussi une condition posée par les constructeurs dans leurs garanties.

L'inertie

Trois habitudes qu'un plancher impose

Elles surprennent ceux qui viennent d'un réseau de radiateurs, et se prennent en quelques semaines.

Habitude 1

Ne pas relancer

La dalle met des heures à réagir : agir sur la consigne ne produit aucun effet immédiat.

Voir le pilotage au quotidien.

Habitude 2

Éviter les abaissements

Baisser la nuit conduit à ne pas retrouver la température le matin, la remontée étant trop lente.

Un fonctionnement régulier convient mieux.

Habitude 3

Anticiper le froid

La dalle se pilote sur la tendance extérieure plutôt que sur la température du moment.

Voir la loi d'eau.

Ces trois habitudes valent quel que soit le générateur : elles tiennent au plancher, pas à la machine qui l'alimente.

Collecteur de plancher chauffant
Les cas particuliers

Deux configurations à traiter à part

Elles se rencontrent souvent sur les maisons ayant connu plusieurs phases de travaux.

Configuration 1

Plancher et radiateurs ensemble

  • Les deux réseaux ne réclament pas la même température d'eau.
  • Aligner tout le monde sur le régime le plus élevé pénalise l'installation entière.
  • Un montage à plusieurs circuits résout la question. Voir le multi-circuits.
  • Cela se décide à l'étude, pas après la pose.
Configuration 2

Un plancher ancien exigeant

  • Certains planchers anciens réclament une eau plus chaude que les réalisations récentes.
  • Cela tient à leur conception d'origine, qu'on ne modifie pas.
  • Le régime réel se mesure alors avant de retenir un modèle. Voir le test d'abaissement.
  • L'isolation du logement peut faire baisser ce régime. Voir le chauffage après isolation.
Questions fréquentes

Ce que les clients demandent au téléphone

Un plancher existant est-il un bon point de départ ?

C'est le meilleur : il tient le confort avec une eau nettement moins chaude qu'un réseau de radiateurs, et apporte un volume d'eau important.

Faut-il vérifier quelque chose avant ?

L'état du circuit, l'accès au collecteur, l'organe de mélange et le comportement pièce par pièce. Ces points s'observent en fonctionnement, pendant la saison de chauffe.

Pourquoi la qualité de l'eau compte-t-elle autant ?

Parce que les tubes sont noyés dans la dalle et ne se remplacent pas sans casser. L'eau qui y circule engage la durée de vie du plancher lui-même.

Que faire au moment du remplacement ?

Traiter le circuit avant de raccorder la nouvelle machine, poser les organes de protection sur le retour, et assurer le suivi dans le temps.

Une pièce reste froide, est-ce grave ?

C'est le signe d'un déséquilibre ou d'une boucle en difficulté, à examiner avant de conclure sur le générateur.

Pourquoi ne pas baisser la nuit ?

La dalle réagit en plusieurs heures : la remontée serait trop lente pour retrouver la température le matin. Un fonctionnement régulier convient mieux.

J'ai aussi des radiateurs, est-ce compatible ?

Oui, mais les deux réseaux ne réclament pas la même température. Un montage à plusieurs circuits résout la question, et cela se décide à l'étude.

Mon plancher est ancien, cela change-t-il quelque chose ?

Certains planchers anciens réclament une eau plus chaude, du fait de leur conception d'origine. Le régime réel se mesure avant de retenir un modèle. Le montant du déplacement est annoncé au téléphone avant tout engagement.