• Du lundi au vendredi, 8h30 – 19h00
  • Lorient et tout le Morbihan
Pompe à chaleur

Unité extérieure : quatre exigences d'implantation qui se contredisent

On la voudrait loin pour le bruit, près pour raccourcir les liaisons, abritée pour l'aspect, et parfaitement dégagée pour la circulation d'air. Chacun de ces souhaits pénalise les autres. L'emplacement retenu est toujours un arbitrage, jamais une évidence.

  • Ce que contient réellement le caisson extérieur
  • Les quatre exigences et leur arbitrage
  • Le support, souvent traité trop vite
  • Ce que l'exposition permanente lui fait subir
Parler de votre projet à SaniBreizh 07 69 77 18 42

Votre demande

Réponse sous 48 heures ouvrées, devis gratuit et sans engagement.

Ce qu'elle est

Le seul élément de l'installation exposé en permanence

Le caisson extérieur abrite un échangeur à air, un ventilateur, et selon l'architecture retenue tout ou partie du circuit frigorifique. Son rôle est de prélever la chaleur de l'air ambiant, y compris lorsque celui-ci est froid.

Contrairement au reste de l'installation, elle subit sans interruption la pluie, le vent, le gel, le soleil et la végétation. Cette exposition explique la plupart de ses contraintes de pose comme de suivi.

  • Son contenu varie selon l'architecture — en monobloc, tout le circuit frigorifique y est confiné ; en bibloc, il se prolonge vers un module intérieur. Voir le monobloc et le bibloc.
  • Elle brasse un volume d'air important — c'est ce qui impose des dégagements, et ce qui produit le bruit perçu.
  • Elle produit de l'eau en fonctionnement hivernal, issue du dégivrage de son échangeur.
  • Elle communique avec l'intérieur par des liaisons et une alimentation électrique. Voir l'unité intérieure.

Sur une installation air/air, le même caisson dessert une ou plusieurs unités réparties dans le logement, ce qui accentue encore le poids de son emplacement.

Unité extérieure de pompe à chaleur en façade, secteur de Lorient
L'arbitrage

Quatre exigences, et ce que chacune coûte aux autres

Aucun emplacement ne satisfait les quatre en même temps. Le bon choix consiste à savoir laquelle prime dans le contexte, et ce que l'on accepte de perdre ailleurs.

ExigenceCe qu'elle demandeCe qu'elle coûte
La circulation d'air Un dégagement suffisant devant, derrière et au-dessus, selon les prescriptions du fabricant. L'air rejeté ne doit pas être réaspiré. Elle interdit les recoins, les niches fermées et les habillages trop serrés, souvent recherchés pour l'aspect.
La distance au voisinage Éloigner l'unité des limites de propriété et des ouvertures, chez soi comme à côté. Voir bruit et voisinage. Elle allonge les liaisons et l'alimentation, avec les contraintes techniques et le coût correspondants.
La proximité du logement Des liaisons courtes limitent les pertes, respectent les longueurs admissibles et simplifient le chantier. Voir les liaisons frigorifiques. Elle rapproche l'unité des fenêtres et des pièces de vie, donc du bruit ressenti à l'intérieur.
La discrétion visuelle Un emplacement peu exposé aux regards, parfois imposé par les règles d'urbanisme locales. Voir la déclaration préalable. Elle pousse vers des recoins abrités qui compromettent la circulation d'air, ou vers des emplacements éloignés.

Deux paramètres locaux s'ajoutent en Bretagne : l'exposition aux vents dominants, qui peut perturber le fonctionnement, et la proximité du littoral, où l'air salin sollicite fortement les parties extérieures. Voir la zone littorale et l'emplacement de l'unité extérieure.

Le support

Trois façons de la poser, trois conséquences différentes

C'est le poste que l'on traite le plus vite, et celui qui explique une bonne partie des nuisances constatées ensuite. Une unité correctement choisie mais mal supportée transmet ses vibrations au bâti.

Solution 1

Au sol sur plots

L'unité repose sur des plots ou un socle, désolidarisée du bâtiment. C'est la configuration la plus favorable sur le plan acoustique.

Elle demande une assise stable et un dégagement au sol pour l'évacuation de l'eau. Voir socle et plots antivibratiles.

Solution 2

Sur console murale

Fixée au mur, l'unité libère le sol et se surélève, ce qui protège des projections et facilite l'écoulement.

Le mur transmet en revanche les vibrations à la structure. Voir plots et console murale.

Solution 3

Avec dispositifs antivibratiles

Quelle que soit la solution retenue, des éléments souples interposés entre l'unité et son support limitent la transmission des vibrations.

C'est ce qui distingue une pose soignée d'une pose expédiée. Voir le support antivibratile.

Une plainte de voisinage porte rarement sur le bruit brut de la machine : elle porte le plus souvent sur des vibrations transmises par le mur ou la dalle, ou sur un ronflement basse fréquence amplifié par un habillage mal conçu. Voir la réglementation applicable.

L'exposition

Ce qu'elle subit toute l'année

Ces phénomènes sont normaux pour la plupart. Savoir lesquels le sont évite de s'inquiéter à tort, et permet de repérer ceux qui ne le sont pas.

Comportement attendu

Ce qui n'a rien d'anormal

  • Du givre sur l'échangeur par temps froid et humide, avec des cycles de dégivrage. Voir le givre et le dégivrage.
  • De l'eau qui s'écoule sous l'unité après un dégivrage, parfois en quantité notable.
  • De la vapeur visible pendant un cycle de dégivrage, souvent confondue avec de la fumée.
  • Un fonctionnement plus long et plus fréquent lors des périodes froides.
  • Un léger dépôt de poussières et de végétaux sur les grilles, à retirer périodiquement.
Ce qui mérite un contrôle

Quand le constat sort du cadre

  • Une unité restant prise dans la glace sans dégivrage apparent. Voir l'unité gelée en hiver.
  • De l'eau qui stagne sous la machine, gèle et crée une zone glissante. Voir l'eau sous l'unité extérieure.
  • Un bruit ou une vibration apparus récemment, sans changement de saison.
  • Un échangeur obstrué par des feuilles, de la végétation ou un encombrement.
  • Des traces de corrosion sur la carrosserie ou les ailettes, en bord de mer notamment.

Voir le dépannage de pompe à chaleur.

Le suivi

Ce qui se vérifie au fil des saisons

Une partie relève de l'occupant, une autre de l'intervention professionnelle. La distinction mérite d'être claire dès la mise en service.

À la portée de l'occupant

Les gestes courants

  • Dégager les abords : feuilles mortes, végétation qui pousse, objets stockés contre l'unité.
  • Vérifier que l'écoulement de l'eau de dégivrage reste libre, avant chaque hiver.
  • Retirer neige ou débris accumulés sur et autour de la machine.
  • Signaler tout bruit ou vibration apparu récemment plutôt que d'attendre la visite suivante.

Voir le nettoyage de l'unité extérieure.

Relevant du professionnel

Ce qui se fait en intervention

  • Nettoyage approfondi de l'échangeur, dont les ailettes se déforment facilement.
  • Contrôle du ventilateur, des fixations et de l'état du support.
  • Vérification des liaisons, de leur isolation et de leur maintien.
  • Entretien périodique de la machine, dont l'intervalle ne peut excéder deux ans pour les systèmes concernés.

Une bâche de protection ne se pose qu'appareil arrêté, et jamais sur une machine en service. Voir protection et hivernage. SaniBreizh réalise la plomberie et le chauffage avec ses propres équipes depuis Lorient. Voir la zone d'intervention.

Réalisations

Des installations réalisées dans le Morbihan

Unités extérieures, raccordements et locaux techniques sur le secteur de Lorient.

Unité extérieure de pompe à chaleur en façade de local commercial, secteur de Lorient
Unité extérieure en façade
Raccordements intérieurs et réseau cuivre, secteur de Lorient
Raccordements intérieurs
Local technique de pompe à chaleur, secteur de Lorient
Local technique
Alimentation électrique et réseaux en chantier, secteur de Lorient
Alimentation et réseaux
Module intérieur et collecteurs PER, secteur de Lorient
Module et collecteurs
Point d'eau extérieur, secteur de Lorient
Équipement extérieur
Questions fréquentes

Ce que les clients demandent au téléphone

Peut-on la cacher derrière un habillage ?

À condition que la circulation d'air reste conforme aux prescriptions du fabricant. Un coffrage trop fermé fait réaspirer l'air déjà refroidi, dégrade les performances et peut amplifier certains bruits.

À quelle distance de la limite de propriété ?

Il n'existe pas de règle unique : cela dépend du niveau sonore de la machine, de la configuration des lieux, des règles d'urbanisme locales et de la réglementation applicable aux bruits de voisinage.

De l'eau coule dessous, est-ce normal ?

Oui en fonctionnement hivernal : c'est l'eau issue du dégivrage de l'échangeur. Ce qui demande un contrôle, c'est une eau qui stagne, gèle et crée une zone glissante, faute d'évacuation prévue.

Elle est couverte de givre en hiver.

Le givre par temps froid et humide est attendu, et les cycles de dégivrage le traitent. Une unité restant prise dans la glace sans dégivrage apparent, avec une performance dégradée, sort en revanche du cadre normal.

Peut-on la poser au mur ?

Oui, sur console adaptée. La fixation murale libère le sol et surélève l'appareil, mais transmet les vibrations à la structure : les dispositifs antivibratiles prennent alors toute leur importance.

Mon voisin se plaint du bruit.

La plainte porte rarement sur le bruit brut de la machine, mais sur des vibrations transmises par le mur ou la dalle, ou un ronflement amplifié par un habillage. Support, fixations et environnement immédiat se vérifient en premier.

Faut-il la bâcher l'hiver ?

Une protection ne se pose qu'appareil arrêté, jamais sur une machine en service : couvrir une unité qui fonctionne empêche la circulation d'air. Sur une installation de chauffage, elle fonctionne précisément l'hiver.

Faut-il l'éloigner du bord de mer ?

L'air salin sollicite fortement carrosserie et ailettes. L'exposition directe aux embruns et aux vents dominants entre dans le choix de l'emplacement, tout comme la fréquence des nettoyages. Le montant du déplacement est annoncé au téléphone avant tout engagement.