Chaudière gaz vers pompe à chaleur : la question de la place se pose vraiment
Une chaudière murale tient sur un pan de mur, souvent dans une cuisine ou un cellier. Ce qui la remplace occupe davantage, et c'est le point qui bloque le plus souvent ces projets.
- Ce qu'il faut loger à la place
- Où trouver la place du ballon
- Ce qui reste du gaz
- Les cas où le mixte s'impose
Une contrainte propre au gaz de ville
Le gaz de ville n'a jamais eu besoin de stockage. Les chaudières se sont donc installées là où c'était pratique : un mur de cuisine, un cellier, une salle de bains, parfois un placard.
Contrairement au fioul ou au charbon, la dépose ne libère aucun volume : elle en réclame au contraire davantage.
- Le réseau de chauffage se conserve sous réserve de son régime. Voir les radiateurs existants.
- Le compteur reste dehors : aucune emprise extérieure ne se libère.
- Le volume à trouver est le vrai sujet de ces projets.
- Voir aussi la comparaison des deux solutions.
Cette page traite la contrainte d'implantation. Le régime des émetteurs et le calcul du besoin restent le préalable de toute étude.
Ce qu'il faut loger à la place
Quatre éléments là où il n'y en avait qu'un, dont trois à l'intérieur.
| L'élément | Ce qu'il demande |
|---|---|
| Le module intérieur | Un emplacement mural ou au sol selon l'architecture retenue, avec ses dégagements. |
| Le ballon d'eau chaude | Le poste le plus encombrant, et le plus souvent problématique. Voir le ballon associé. |
| Les organes hydrauliques | Protection du circuit, mesure et vannes, à placer accessibles. |
| L'unité extérieure | Un emplacement dehors, à proximité raisonnable du module. Voir l'emplacement de l'unité. |
La deuxième ligne décide de la faisabilité. Une chaudière murale mixte assurait l'eau chaude sans aucun volume de stockage : c'est ce service qu'il faut désormais loger.
Où trouver la place du ballon
Le volume existe presque toujours dans le logement, rarement à l'endroit où se trouvait la chaudière.
Quatre pistes
- Le garage attenant, quand il existe et reste hors gel.
- Un cellier ou une buanderie, souvent sous-occupés en hauteur.
- Un placard technique, dont la profondeur convient parfois.
- Le local sous escalier, à condition de l'accès pour l'entretien.
Le ballon n'a pas besoin d'être contre le module : c'est une contrainte que beaucoup s'imposent à tort.
Séparer l'eau chaude
- Un appareil dédié se place là où il y a de la place, indépendamment du chauffage.
- Cela allège la machine, dimensionnée sur le seul chauffage.
- Voir le chauffe-eau thermodynamique.
- Et les architectures d'eau chaude.
Cette voie mérite d'être posée tôt : elle débloque des logements où le ballon associé ne rentre pas.
Trois éléments à traiter après la dépose
Ils sont propres aux installations gaz et se prévoient au devis.
La ventouse
Elle laisse une traversée dans le mur ou la toiture, à obturer et à reprendre en finition.
Voir ventouse ou cheminée.
L'évacuation des condensats
Elle existait pour la chaudière et peut servir à l'unité extérieure selon la configuration.
Voir la pose d'évacuation.
Le compteur
Il reste en place tant qu'un usage subsiste, la cuisson notamment.
Le deuxième point est une bonne nouvelle rare sur ces chantiers : une évacuation déjà présente évite un percement supplémentaire.
Quand la place manque vraiment
Certains logements ne dégagent aucun volume utilisable, et cela oriente la décision.
Trois situations
- Un appartement sans annexe, où chaque mètre carré est occupé. Voir la copropriété.
- Une maison de ville sans garage ni cellier.
- Un logement où l'unité extérieure elle-même est difficile à implanter.
Dans ces cas, un montage mixte conservant la chaudière évite le ballon tout en apportant une machine. Voir l'hybride gaz et PAC.
Ce qui compte dans le Morbihan
- Un réseau de gaz concentré sur les communes desservies, donc en secteur urbain.
- Des maisons de bourg mitoyennes, où l'implantation extérieure demande de l'attention.
- Beaucoup de chaudières murales en cuisine, d'où la question du volume.
- Un climat doux qui joue en faveur des solutions sur air. Voir la température de base.
SaniBreizh réalise la plomberie et le chauffage avec ses propres équipes depuis Lorient. Les démarches liées au compteur relèvent du gestionnaire de réseau. Voir la zone d'intervention.
Ce que les clients demandent au téléphone
La dépose libère-t-elle de la place ?
Non, contrairement au fioul ou au charbon. Le gaz n'a jamais eu besoin de stockage : la conversion réclame au contraire davantage de volume.
Qu'est-ce qu'il faut loger ?
Un module intérieur, un ballon d'eau chaude, les organes hydrauliques, et une unité extérieure. Quatre éléments là où il n'y en avait qu'un.
Quel est le point qui bloque ?
Le ballon. Une chaudière murale mixte assurait l'eau chaude sans aucun volume de stockage : c'est ce service qu'il faut désormais loger.
Où le placer ?
Garage attenant hors gel, cellier, placard technique ou local sous escalier. Le ballon n'a pas besoin d'être contre le module.
Et si rien ne convient ?
Un appareil dédié à l'eau chaude se place indépendamment du chauffage. Cette voie débloque des logements où le ballon associé ne rentre pas.
Que devient la ventouse ?
Elle laisse une traversée dans le mur ou la toiture, à obturer et à reprendre en finition. Cela se prévoit au devis.
Faut-il refaire une évacuation ?
Pas toujours : celle de la chaudière peut servir à l'unité extérieure selon la configuration, ce qui évite un percement supplémentaire.
Le compteur reste-t-il ?
Oui tant qu'un usage subsiste, la cuisson notamment. Sa dépose relève du gestionnaire de réseau. Le montant du déplacement est annoncé au téléphone avant tout engagement.