Salle de bains sous combles à Lorient et dans le Morbihan
Aménager une salle d'eau sous les rampants réunit toutes les contraintes d'un coup : hauteur limitée, plancher bois qui travaille, évacuation à créer de toutes pièces et ventilation à faire sortir en toiture. C'est le chantier le plus technique de la maison, et celui où l'ordre des opérations décide de tout.
- Implantation calée sur la hauteur au point d'entrée, pas sur la moyenne de la pièce
- Renfort du solivage et étanchéité adaptée aux supports déformables
- Évacuation passée entre solives, pompe de relevage si la pente manque
- Ventilation sortie en toiture, avec traitement de la condensation
La hauteur au point d'entrée commande tout
Une erreur revient systématiquement : raisonner en hauteur moyenne. Ce qui compte, c'est la hauteur disponible à l'endroit précis où l'on entre dans la douche et où l'on se tient debout. Une pièce dont le faîtage culmine à 2,40 m peut très bien être inutilisable si la douche est placée du mauvais côté.
La règle qui fonctionne dans la quasi-totalité des cas : la douche du côté le plus bas, le lavabo sous la partie haute, le WC dans l'angle résiduel. Un pommeau mural plutôt qu'un ciel de pluie récupère les derniers centimètres.
- Côté bas : la douche, où l'on se tient au centre plutôt que contre le rampant.
- Côté haut : le lavabo et le miroir, qui demandent de la hauteur pour être utilisables debout.
- Angle résiduel : le WC, qui s'accommode d'une hauteur réduite mieux que tout autre appareil.
- Rangements : sous rampant, en tiroirs bas ou en niche encastrée entre les chevrons.
Les hauteurs qui décident de la faisabilité
Ces valeurs servent de cadre au relevé. Elles se vérifient au mètre sur place, avant tout plan et avant tout devis.
| Élément | Repère courant |
|---|---|
| Hauteur au point d'entrée de la douche | Environ 1,90 m pour se tenir debout |
| Hauteur devant le lavabo | Environ 2 m, miroir compris |
| Hauteur au-dessus du WC | Environ 1,20 m suffit à l'usage |
| Sous le receveur | Épaisseur du receveur plus la garde du siphon |
| Rangement sous rampant | Exploitable dès 60 à 80 cm de hauteur |
| Passage de porte | 90 cm recommandé, à vérifier avec la trémie d'escalier |
Le point souvent oublié : l'escalier. Faire monter un receveur, un meuble ou une baignoire suppose un passage suffisant, à mesurer avant de commander.
Six sujets propres aux combles
Chacun de ces points se traite avant la pose. Aucun ne se rattrape une fois le carrelage en place.
Le plancher bois
Il fléchit sous charge. Solivage contrôlé, renforcé si besoin, puis panneaux rigides avant toute étanchéité.
L'évacuation
Elle passe entre les solives, jamais par entaille improvisée. Si la pente manque, une pompe de relevage prend le relais.
La ventilation
Sortie en toiture, gaine isolée sur tout le parcours en volume froid pour éviter la condensation.
Le poids
Un receveur extra-plat pèse bien moins qu'une douche maçonnée. Sur solivage ancien, c'est un argument décisif.
L'acoustique
Une évacuation fixée sur solive transforme le plancher en caisse de résonance pour l'étage du dessous.
Le chauffage
Sèche-serviettes ou plancher chauffant selon l'isolation réelle des rampants et du plancher.
Cinq étapes dans un ordre qui ne se discute pas
Sous combles, chaque étape conditionne la suivante. Inverser deux opérations oblige à revenir en arrière, et parfois à déposer ce qui vient d'être posé.
Relevé
Hauteurs mesurées point par point, solivage sondé, tracé possible de l'évacuation et de la sortie en toiture.
Structure
Renfort du solivage si nécessaire, panneaux rigides, cloisons et doublages des rampants.
Réseaux
Alimentation, évacuation entre solives sur colliers souples, gaines de ventilation isolées, électricité.
Étanchéité
Système d'étanchéité liquide sur la zone humide, bandes d'angle, manchettes, remontées murales.
Pose et finitions
Carrelage désolidarisé, receveur, sanitaires, robinetterie, ventilation réglée et mesurée.
Des salles d'eau aménagées sous rampants
Combles de longère, étage de maison de bourg, sous-pente de pavillon : ces chantiers ont tous été menés sur support bois.
Ce que les clients demandent avant de se lancer
Quelle hauteur faut-il sous les combles ?
Ce qui compte est la hauteur au point d'entrée de la douche et devant le lavabo, pas la hauteur au faîtage. Le relevé le vérifie au mètre.
Le plancher supportera-t-il ?
Le solivage se sonde avant tout devis. S'il est trop souple, il se renforce ou se double. Voir plancher bois.
Comment évacuer sans pente suffisante ?
Une pompe de relevage remonte les eaux vers la chute. Voir pompe de relevage.
Faut-il une VMC ?
Indispensable. Sans extraction efficace et sortie en toiture, l'humidité se condense sous les rampants. Voir ventilation.
Une baignoire est-elle possible ?
Sous rampant, une baignoire encastrée côté bas fonctionne bien, à condition de vérifier le poids en eau sur le solivage.
Entendra-t-on l'eau à l'étage du dessous ?
Pas si l'évacuation est fixée sur colliers souples et les traversées désolidarisées du plancher.
Combien de temps dure le chantier ?
Plus long qu'au rez-de-chaussée, en raison du renfort de structure et du séchage de l'étanchéité. Le planning est annoncé avant démarrage.
Peut-on monter les appareils par l'escalier ?
C'est à vérifier avant commande. Un receveur ou une baignoire trop large pour la trémie oblige à revoir le choix.