Stiebel Eltron : toutes ne prélèvent pas dans l'air extérieur
La même expression recouvre plusieurs façons d'aller chercher la chaleur. Le choix de la source décide de la stabilité des performances, du coût d'installation et des démarches — bien plus que le nom du constructeur.
- Quatre sources possibles, quatre chantiers différents
- Pourquoi la stabilité de la source compte
- Ce que le sol coûte en plus
- Ce qui décide en pratique
Une même expression, plusieurs machines
Stiebel Eltron est un constructeur allemand présent de longue date en France, en pompes à chaleur comme en production d'eau chaude. Son catalogue couvre plusieurs sources de prélèvement, ce qui rend la question de la source plus visible que sur d'autres catalogues.
Une pompe à chaleur prélève de la chaleur quelque part pour la restituer ailleurs. Ce quelque part peut être l'air extérieur, le sol, une nappe ou l'air extrait du logement — et le chantier n'a rien de commun d'un cas à l'autre.
- Le principe reste le même : un fluide, un compresseur, un échange.
- La source change tout le reste : chantier, coût, démarches, stabilité.
- L'air extérieur domine largement en rénovation, pour des raisons pratiques.
- Le reste vaut pour tous les constructeurs. Voir ce que le choix d'une marque décide.
Cette page ne cite ni profondeur, ni surface, ni coût : ces éléments dépendent du terrain, du sous-sol et du besoin calculé, et relèvent d'une étude spécifique.
Quatre façons d'aller chercher la chaleur
Chacune a sa logique. Aucune n'est supérieure dans l'absolu : elles conviennent à des situations différentes.
| La source | Le principe | Ce qu'elle implique |
|---|---|---|
| L'air extérieur | Une unité extérieure prélève dans l'air ambiant, quelle que soit sa température. | Un chantier léger, sans terrassement, mais une source qui varie avec la météo. Voir la PAC air/eau. |
| Le sol | Des capteurs enterrés, horizontaux ou verticaux selon la configuration. | Un terrassement ou un forage, une étude préalable, et une source très stable. Voir la PAC géothermique. |
| Une nappe | Un prélèvement dans une ressource souterraine, avec restitution. | Des démarches spécifiques et une ressource dont la disponibilité se vérifie. Voir la PAC eau/eau. |
| L'air extrait | La chaleur de l'air sortant de la ventilation est récupérée avant rejet. | Une source limitée en quantité, adaptée surtout à l'eau chaude. Voir le chauffe-eau sur air extrait. |
La deuxième et la troisième ligne concernent presque exclusivement des projets neufs ou des rénovations lourdes avec du terrain disponible. Voir air/eau ou géothermie.
La stabilité de la source
C'est la différence de fond entre l'air et le sol, et elle explique tout ce qui suit.
Ce que l'air impose
- Sa température suit celle de l'extérieur, donc baisse quand le besoin augmente.
- La performance décroît au moment précis où l'on demande le plus.
- Des cycles de dégivrage apparaissent par temps froid et humide. Voir le dégivrage.
- Un appoint devient nécessaire au-delà d'un certain seuil. Voir le point de bivalence.
Le climat doux du littoral atténue nettement ces inconvénients. Voir la température de base.
Ce que le sol apporte
- Sa température varie peu au fil de l'année, à profondeur suffisante.
- La performance reste régulière, y compris au cœur de l'hiver.
- Aucun cycle de dégivrage puisque rien ne givre.
- Aucune unité extérieure, donc aucune question de bruit ni d'aspect.
Ces avantages sont réels. Ils se paient au chantier, sujet du bloc suivant.
Trois postes que le sol ajoute
Ils expliquent pourquoi cette solution reste minoritaire en rénovation malgré ses qualités.
L'étude de terrain
La nature du sous-sol conditionne la faisabilité et le dimensionnement des capteurs.
Elle relève d'une entreprise spécialisée, en amont du projet de chauffage.
Le terrassement ou le forage
Un capteur horizontal demande une emprise de terrain conséquente, un capteur vertical un forage.
Ces travaux relèvent également d'entreprises spécialisées.
Les démarches
Selon la technique et la profondeur, des déclarations préalables peuvent être exigées.
Voir la déclaration préalable.
Un jardin déjà aménagé ou une parcelle réduite écartent souvent le capteur horizontal, sans écarter pour autant les autres techniques.
Ce qui tranche en pratique
Quatre éléments suffisent généralement à écarter ou retenir une source avant toute étude approfondie.
Ce qui se relève d'emblée
- La surface de terrain disponible et son état d'aménagement.
- La nature du projet, neuf ou rénovation d'un logement occupé.
- Le besoin calculé du logement. Voir le calcul des déperditions.
- Le régime que les émetteurs réclament. Voir le régime de température.
Ce dernier point vaut quelle que soit la source : un réseau haute température reste exigeant, même alimenté par le sol.
Ce qui compte dans le Morbihan
- Un climat doux qui réduit l'écart de performance entre les sources sur la saison.
- Un sous-sol dont la nature varie selon les secteurs, à faire examiner localement.
- Des terrains parfois vastes en zone rurale, plus contraints en centre-bourg.
- L'exposition saline, qui ne concerne que les solutions avec unité extérieure. Voir la zone littorale.
SaniBreizh réalise la plomberie et le chauffage avec ses propres équipes depuis Lorient. Le terrassement et le forage relèvent d'entreprises spécialisées, à associer au projet. Voir la zone d'intervention.
Ce que les clients demandent au téléphone
Toutes les pompes à chaleur se ressemblent-elles ?
Le principe est identique, mais la source diffère : air extérieur, sol, nappe ou air extrait. Le chantier n'a rien de commun d'un cas à l'autre.
Pourquoi le sol est-il plus performant ?
Sa température varie peu au fil de l'année, donc la performance reste régulière même au cœur de l'hiver, sans cycle de dégivrage.
Pourquoi n'est-ce pas plus répandu ?
Parce que le sol ajoute une étude de terrain, un terrassement ou un forage, et parfois des démarches. Ces postes pèsent lourd en rénovation.
Mon terrain suffit-il ?
Cela dépend de la technique envisagée et du besoin calculé. Un jardin déjà aménagé ou une parcelle réduite écartent souvent le capteur horizontal.
Le climat breton change-t-il la comparaison ?
Oui, dans le sens favorable à l'air. Un climat doux réduit l'écart de performance entre les sources sur l'ensemble de la saison.
La géothermie dispense-t-elle de bons émetteurs ?
Non. Un réseau qui réclame une eau très chaude reste exigeant, quelle que soit la source de prélèvement.
Qui réalise le forage ?
Une entreprise spécialisée, distincte de celle qui pose le chauffage. Ces deux interventions s'organisent ensemble au sein d'un même projet.
Intervenez-vous sur cette marque ?
Le matériel proposé est celui que l'entreprise sait poser, régler et dépanner. Ce point se précise au téléphone selon votre projet et le matériel en place. Le montant du déplacement est annoncé au téléphone avant tout engagement.