Loft : on ne chauffe pas une surface, on chauffe un volume
La hauteur sous plafond change le calcul, et la chaleur produite ne reste pas là où on la souhaite. Deux particularités qui orientent le choix des émetteurs davantage que celui de la machine.
- Quatre effets de la hauteur
- Ce que devient la chaleur qui monte
- Les grandes surfaces vitrées
- Le bâti d'origine
La hauteur entre dans le calcul
Deux logements de même surface au sol ne représentent pas le même volume d'air à traiter si l'un dispose d'une hauteur bien supérieure à l'autre.
À cela s'ajoute l'absence de cloisonnement : la chaleur circule librement, et ne s'arrête pas là où on l'attendrait.
- Le volume compte, pas seulement la surface. Voir le calcul des déperditions.
- L'air chaud monte, et reste en partie haute.
- Les surfaces vitrées sont souvent importantes.
- Voir aussi les très grandes surfaces.
Cette page ne cite aucune hauteur ni puissance : ces valeurs se relèvent et se calculent sur le logement réel.
Quatre conséquences de ce type d'espace
Elles se cumulent et orientent le choix des émetteurs.
| L'effet | Ce qu'il produit |
|---|---|
| Le volume augmente | Le besoin ne se déduit plus de la surface au sol, comme dans un logement classique. |
| La chaleur monte | Une partie de l'énergie se retrouve en hauteur, loin des occupants. |
| Rien ne compartimente | Impossible de traiter séparément des zones qui ne sont pas séparées. |
| Les vitrages pèsent | Ils déperdissent l'hiver et apportent beaucoup l'été. Voir isolation et chauffage. |
Le deuxième effet est le plus déterminant : c'est lui qui écarte certaines solutions et en impose d'autres.
Chauffer par le bas plutôt que par le haut
Dans un volume de grande hauteur, l'endroit d'où part la chaleur compte autant que la quantité produite.
Un émetteur au sol
- Un plancher chauffant diffuse depuis le bas, là où se tiennent les occupants. Voir la PAC et le plancher chauffant.
- Il fonctionne à régime bas, ce qui convient à ce type d'installation.
- Sur un plancher existant, l'étude part de ce qui est en place. Voir le plancher existant.
- Il peut également rafraîchir. Voir le plancher rafraîchissant.
Ce qui se vérifie
- La pose d'un plancher suppose des travaux au sol, à intégrer au projet global.
- Sur un volume très haut, un émetteur unique en partie basse peut ne pas suffire.
- Une mezzanine reçoit davantage que le niveau bas, sans effort particulier.
- Voir les montages multi-circuits.
Un émetteur placé en hauteur combat la physique du lieu : il envoie de la chaleur là où elle allait déjà.
Trois points sur les grandes ouvertures
Elles font l'attrait de ces logements et pèsent sur les deux saisons.
L'hiver
Une paroi vitrée déperdit davantage qu'un mur, quelle que soit sa qualité.
Elle pèse donc dans le calcul du besoin.
L'été
Les apports solaires deviennent importants dans un volume ouvert et vitré.
Le ressenti
La proximité d'une grande surface froide se ressent, même à température d'air correcte.
Le troisième point explique pourquoi un émetteur placé le long des vitrages garde son intérêt, même avec un plancher chauffant.
Ce qu'un ancien local apporte avec lui
Beaucoup de ces logements viennent d'un usage qui n'était pas l'habitation.
Quatre points
- L'isolation, souvent reprise lors de la reconversion, dont l'étendue se vérifie.
- La ventilation, à traiter dans un grand volume ouvert. Voir ventilation et VMC.
- Le plancher bas, parfois sur terre-plein ou sur un ancien local.
- L'alimentation électrique, héritée d'un usage différent. Voir le raccordement électrique.
La place ne manque généralement pas pour le local technique, ce qui simplifie le projet.
Ce qui compte dans le Morbihan
- Des reconversions d'anciens ateliers et locaux d'activité, notamment sur Lorient.
- Des bâtiments proches de l'eau, parfois exposés. Voir la corrosion saline.
- Un climat doux qui limite le besoin malgré le volume.
- Des règles d'aspect selon le secteur. Voir urbanisme, PLU et ABF.
SaniBreizh réalise la plomberie et le chauffage avec ses propres équipes depuis Lorient, sur le Morbihan et les départements voisins selon la nature du chantier. Voir la zone d'intervention.
Ce que les clients demandent au téléphone
Le calcul se fait-il sur la surface ?
Non. Deux logements de même surface au sol ne représentent pas le même volume d'air si l'un est nettement plus haut.
Pourquoi ai-je chaud en mezzanine et froid en bas ?
L'air chaud monte et reste en partie haute. C'est l'effet le plus déterminant de ce type d'espace.
Quelle solution privilégier ?
Un émetteur au sol diffuse depuis le bas, là où se tiennent les occupants, et fonctionne à régime bas.
Et si je pose un appareil en hauteur ?
Il combat la physique du lieu : il envoie de la chaleur là où elle allait déjà.
Un plancher chauffant suffit-il ?
Souvent, mais sur un volume très haut ou le long de grandes ouvertures, un complément garde son intérêt.
Pourquoi les vitrages comptent-ils autant ?
Ils déperdissent l'hiver, apportent beaucoup l'été, et la proximité d'une grande surface froide se ressent.
Peut-on traiter des zones séparément ?
Difficilement dans un volume ouvert. Une mezzanine, en revanche, se comporte comme un niveau distinct.
Que vérifier sur un ancien local ?
L'isolation reprise, la ventilation, le plancher bas et l'alimentation électrique héritée. Le montant du déplacement est annoncé au téléphone avant tout engagement.